
87. Zaïa
Tuée puis brûlée dans sa voiture

Mercredi 19 novembre à Saint-Marcel-Bel-Accueil (Isère), le corps de Zaïa Binet (27 ans) a été découvert calciné dans sa voiture en feu dans une clairière. Rapidement les enquêteurs ont écarté la piste du suicide ou de l’accident et leurs soupçons se sont portés sur son compagnon, Nicolas Fugier (39 ans). Placé en garde à vue vendredi 21 novembre, il a reconnu les faits. #féminicide
Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est une automobiliste qui aurait repéré la voiture en feu et prévenu les secours. Le véhicule n’étant pas accidenté, les enquêteurs ont rapidement écarté la thèse de l’accident. Par ailleurs, le corps de Zaïa ne présentait pas d’impact de balle mais des traces d’accélérant ont orienté l’enquête vers un féminicide. Le même jour, le compagnon de Zaïa aurait contacté la gendarmerie prétendant avoir appris la mort de sa compagne par des collègues travaillant dans une entreprise de pompes funèbres. Son attitude était étrange et très détachée. Par ailleurs, les auditions des proches de la victime auraient également renforcé les soupçons des enquêteurs.
L’homme était déjà connu de la justice pour des faits de violences commises alors qu’il était videur en 2019.
Vendredi 21 novembre, il a été placé en garde à vue et son domicile, situé Bourgoin-Jallieu, a été perquisitionné. Il aurait alors avoué avoir tué Zaïa au cours d’une “dispute” au domicile de celle-ci et aurait ensuite tenté de dissimuler son crime en brûlant le véhicule. Les enquêteurs le soupçonne d’avoir tenter de maquiller son crime en suicide par immolation.
Pendant plusieurs heures il a continué à "faire vivre" Zaïa en prenant le contrôle de ses comptes sur les réseaux sociaux. La nuit des faits, à 3 heures du matin, il a envoyé un message à la meilleure amie de la victime en se faisant passer pour elle.
Zaïa résidait à L'Isle-d'Abeau. Elle avait décroché un diplôme d’État d'Aide Soignante en juillet 2024. Elle travaillait au sein de l’Ehpad Résidence Jeanne de Chantal situé à Crémieu depuis 2020 où elle avait tissé des liens très forts avec ses collègues et les résidents, qui lui rendent femmage.
Elle préparait depuis plusieurs jours un audit interne pour lequel "elle s’était très investie", selon Frédéric Dubois, directeur de l’EHPAD.
NOUS LA CITONS,
NOUS NE L'OUBLIERONS PAS,
Nous pensons à sa famille, à ses ami-e-s et proches, et à toutes ces existences dévastées par le #TerrorismePatriarcal conjugal et familial, par ces crimes machistes perpétrés dans une indifférence médiatique, politique et sociétale, généralisée, révoltante et COMPLICE !
