Les féminicides par compagnons ou ex publiés en décembre 2021

114. Erminah

Étranglée et noyée

Vendredi 12 février 2021 à Saint-Louis (La Réunion), le corps d'Erminah Bodilahy (28 ans) a été découvert par 3 joggeuses à la ravine du Gol. La jeune femme a été étranglée et noyée alors qu'elle était encore vivante. 4 mois après les faits, Jean-Roland G., un ex-compagnon d'Erminah, a été interpellé et placé en garde à vue. Sa camionnette a été retrouvée abandonnée à proximité de la scène de crime et il a changé plusieurs fois de versions au cours de son audition. Il a d'abord nié connaître la victime alors qu'ils étaient intimes et qu'il est le père biologique d'un de ses enfants ! De plus, des images de surveillance et le bornage des téléphones confirment qu'ils étaient ensemble le jour du crime.
Le 23 juin 2021, Jean-Roland G. a été mis en examen et incarcéré pour "homicide volontaire" #Féminicide
Le parquet est longtemps resté "très discret" sur les investigations en cours et sur la nature de la relation entre la victime et son meurtrier #OMERTA
Ce n'est que le 1er juillet 2022 que la relation intime et la paternité d'un des enfants ont été révélées au cours d'une audience devant la juge des libertés et la détention. Jean-Roland G. a, contre toute attente, été libéré sous contrôle judiciaire au motif qu'il n'y avait "pas de risque de fuite" et ne présentait selon des experts "aucune dangerosité" 🤬
Le parquet ayant immédiatement fait appel de cette décision, Jean-Roland G. a heureusement été réincarcéré quelques jours plus tard.
Elle était mère de 2 enfants en bas-âge. Son frère, extrêmement éprouvé par le #féminicide d'Erminah, a malheureusement mis fin à ses jours peu de temps après la découverte du corps de la jeune femme.
Erminah est la 3ème victime de féminicide par compagnon ou ex sur l'île de La Réunion en 2021 et nous avions ce crime sous surveillance depuis, persuadées du lien intime entre la victime et son meurtrier.

113. Corinne

Poignardée et égorgée


Mercredi 29 décembre à Besançon (Doubs), Corinne Pitallier (56 ans) a été égorgée et poignardée, à 9 reprises, par son mari Philippe Ohren (61 ans) à leur domicile. À l'arrivée de la police, l'homme s'est enfermé dans l'appartement avant de se trancher la gorge et se porter plusieurs coups de couteau au thorax.
C'est une voisine, alertée par les cris de la victime, qui a prévenu les secours. À leur arrivée, ils ont vu la femme ensanglantée sur le balcon, agressée par son mari à coups de couteau. Elle n'a malheureusement pas survécu à ses blessures.
L'homme a été transporté à l'hôpital en urgence absolue. Une enquête est ouverte pour "homicide par conjoint" #féminicide
Un voisin a rapporté que deux semaines auparavant il a assisté à une violente dispute du couple dans la rue. Le mari hurlait sur la victime. Donc contrairement à ce que la presse rapporte, l'homme n'était pas seulement "jovial" mais il était aussi probablement violent au domicile familial. Halte au déni 😡
Elle était mère d'un enfant.

112. Mary

Abattue avec une arme à feu

Mardi 28 décembre au hameau de Beauséjour sur la commune de Roura (Guyane), Mary (quinquagénaire) a été abattue, avec un fusil de chasse, par son mari Jean-Marie Thecua (59 ans) à leur domicile. L'homme aurait avoué les faits en téléphonant à la gendarmerie avant de se suicider en retournant l'arme contre lui.
Selon les premières constatations, Mary présentait des blessures par balles sur le côté.
La presse locale s'empresse d'ajouter que la quinquagénaire souffrait de problèmes de santé et que son mari aurait voulu "abréger ses souffrances" 😡
Il n'y a pas de justification possible pour ce crime ! Abattre sa femme comme du gibier n'est ni un geste d'amour, ni de compassion, c'est un #féminicide !

111. Nadine

Abattue avec une arme à feu

Dimanche 26 décembre à Ambérieu-en-Bugey (Ain), Nadine Bard (54 ans) a été abattue, avec un fusil de chasse, par son mari Gilles Bernisson (57 ans) à leur domicile. L'homme a ensuite tiré sur leur fils (33 ans), qui appelait les gendarmes avant de tenter de se suicider avec la même arme.
Le mari a été transporté à l'hôpital en état d'urgence absolue. Leur fils extrêmement choqué, a aussi été pris en charge par les secours.
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de ce #féminicide suivi d'une tentative de suicide de l'auteur des faits.
Elle était mère de 2 enfants.

110. Myrjana

Abattue avec une arme à feu

Mercredi 22 décembre à Païta (Nouvelle-Calédonie), Myrjana (22 ans) a été abattue, avec une carabine, par son compagnon devant son domicile. L'homme a ensuite pris la fuite en voiture avant de se suicider, plus loin, avec un fusil de chasse. Le couple s'était séparé en juillet #crimedepossession
Une enquête est en cours pour confirmer ce #féminicide suivi du suicide de l'auteur. Une autopsie des corps a été ordonnée par le parquet.
Elle était mère de 2 enfants en bas âge.

109. Katy

Poignardée à mort

Lundi 13 décembre à Sommepy-Tahure (Marne), Katy Reybois (43 ans) a été poignardée à mort par son conjoint Jérôme Vanegue (47 ans) à leur domicile. Elle a reçu plusieurs coups de couteau au buste et à la gorge alors qu'elle venait récemment de lui annoncer son intention de le quitter #crimedepossession
L'homme a ensuite pris la fuite en voiture, prenant le temps de joindre un de ses enfants majeurs pour avouer les faits et lui dire qu'il n'irait pas en prison pour son crime.
Peu de temps après, à 30km de là, le conjoint s'est donné la mort à Prunay en s'encastrant volontairement avec sa voiture sous un camion. Il est décédé sur place, ses papiers trouvés dans la voiture confirment son identité.
Les premiers éléments de l'enquête confirment donc la piste d'un #féminicide suivi du suicide de l'auteur.
Elle était mère de 3 enfants, âges de 16 à 21 ans.

108. Elisabeth

Poignardée à mort

Samedi 11 décembre au Havre (Seine-Maritime), Elisabeth Duchemin (51 ans) a été poignardée à mort par son conjoint (52 ans) a leur domicile.L'homme a été interpellé et mis en garde à vue.
Selon le parquet, l'homme a indiqué "s'être disputé avec la victime, dispute qui aurait dégénéré" 😡 un expert pyschiatre a estimé que le discernement du quinquagénéaire était aboli et a recommandé une hospitalisation nécessaire en UMD (unité pour malades difficiles).
À l'issue de son hospitalisation, il devrait être mis en examen pour "homicide volontaire" #féminicide
Elle était mère d'une fille.

107. Irène

Etouffée et étranglée

Dimanche 5 décembre à Meaux (Seine-et-Marne) Irène (59 ans) a été étouffée, étranglée puis jetée à l'eau par son mari Richard (52 ans). Il s'est rendu dans un commissariat, avec leur fils, ce dernier l'ayant incité à se denoncer. Le corps de la victime n'a pas été retrouvé pour le moment.
La police judiciaire de Meaux a été saisie de l'enquête, l'homme a été placé en garde à vue.
Il a indiqué avoir eu dimanche matin « un différend sur fond de séparation avec son épouse » puis l'avoir étouffée avec un coussin avant de se débarrasser de son corps dans la Marne #crimedepossession
L'homme, cuisinier de profession, serait ensuite parti faire du sport puis travailler pour la journée avant de se rendre dans la nuit au commissariat.
Mardi 7 décembre, Richard a été en mis en pour "assassinat et a été écroué.
Irène était mère de 2 enfants.

106. Laurence

Abattue avec une arme à feu

Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 décembre à La Ferrière-aux-Etangs (Orne), Laurence Courtalon (53 ans) a été abattue de 5 balles, avec un fusil, par son compagnon Jean-Luc Brillard (60 ans) à leur domicile. Elle avait contacté la gendarmerie pour obtenir de l'aide mais à leur arrivée, elle était déjà décédée tout comme son conjoint, qui s'est suicidé avec la même arme.
La procureure a précisé que "l'appel était très bref et que la requérante ne donnait pas son adresse. Il a fallu donc un petit travail d’identification du numéro pour essayer de la localiser" mais les gendarmes ont immédiatement senti le danger qu'encourait la victime.
Les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'il s'agit d'un #féminicide suivi du suicide de l'auteur des faits.
Le parquet a décidé d’ouvrir une enquête pour "homicide volontaire aggravé par conjoint et avec arme".
Selon les proches de Laurence, celle-ci avait annoncé récemment la rupture à son conjoint. Ce dernier refusait d'accepter la situation #crimedepossession
L'autopsie réalisée sur le corps de Laurence confirme qu'elle « a été atteinte de cinq tirs d’arme à feu compatibles avec l’arme retrouvée sur place (une carabine 22 long rifle). Le tir mortel, au niveau du thorax, a occasionné d’importantes lésions pulmonaires et entraîné le décès après une hémorragie massive ».
Laurence était mère d'une fille de 26 ans.