
117. Martine
Poignardée à mort

Mardi 9 août 2022 à Floirac (Gironde), Martine Delarche (67 ans) a été poignardée à mort par son compagnon Claude Salmier dit “Ziko” (43 ans) à leur domicile. Ce dernier avait été interpellé sur les lieux et avait été écroué. Lors de son procès aux assises cette semaine, l'enquête a révélé que Martine et lui entretenaient une relation conjugale depuis plus d'un an. Au moment des faits, aucune information dans la presse ne faisait mention d’une relation intime entre l’accusé et la victime, c'est pourquoi nous ne l'avions pas recensée en tant que #féminicide par compagnon ou ex. C’est au cours de ce procès que ces éléments ont émergé.
Claude Salmier connaissait Martine Delarche depuis plusieurs années mais c'est seulement à sa sortie de prison qu'ils avaient repris contact. Claude Salmier avait été condamné pour des menaces de mort envers son ex-compagne. Martine Delarche l'avait soutenu pour obtenir un aménagement de peine sous bracelet électronique et l'avait accueilli chez elle après sa détention. Progressivement une relation s'était nouée entre eux.
Le jour du crime, il n'aurait, selon lui, pas supporté que Martine lui reproche d'envoyer, à nouveau, des messages menaçants à son ex-conjointe. Selon l'autopsie, Martine a été poignardée à 22 reprises, occasionnant des plaies aux poumons, au foie, à l'estomac et à la rate, et a succombé à une hémorragie massive.
Probablement conscient qu'il risquait la perpétuité pour circonstance aggravante, Claude Salmier a nié la relation de couple, expliquant qu'il considérait Martine comme sa “mère de cœur”. Pourtant l'enquête a confirmé l'existence d'une relation intime et Claude Salmier a été renvoyé aux assises pour “meurtre par conjoint”.
Jugé du mardi 28 au jeudi 30 avril 2026 devant la cour d'assises de la Gironde, Claude Salmier a tenté d'obtenir l'abolition ou l'altération du discernement pour avoir commis les faits sous “ivresse cannabique” mais cela a, heureusement, été rejeté. Alors que le ministère public avait requis 30 ans de prison, il a été condamné pour “meurtre par conjoint” à 25 ans de réclusion, assortis d’une mesure de suivi sociojudiciaire pendant 8 ans avec injonction de soins.
Martine Delarche était mère de 3 enfants. Retraitée, elle avait travaillé de nombreuses années comme secrétaire dans un cabinet d'avocat.
NOUS LA CITONS,
NOUS NE L'OUBLIERONS PAS,
Nous pensons à ses enfants, à sa famille, à ses ami-e-s et proches, et à toutes ces existences dévastées par le #TerrorismePatriarcal conjugal et familial, par ces crimes machistes perpétrés dans une indifférence médiatique, politique et sociétale, généralisée, révoltante et COMPLICE !
